Imposer des contraintes au geste : trois couleurs, une pour le fond et deux pour la réalisation du tracé.
Imposer des limites à l’acte créatif impulsif, telles des sortes de « règles » ou de « lois » qui régissent le processus comme le fait la maladie.
Evoquer le malaise créé par le fait de savoir que l’on n’est pas le maître de son corps et de son évolution, que l’on n’est pas seul dans celui-ci.
Les méandres, 2008
Découpe de papier et application sur la fenêtre de l’atelier
Travail évolutif puisque les morceaux de papier chutent les uns après les autres au fil des jours.
Les formes des morceaux de papiers découlent directement d’une sorte d’écriture systématique et compulsive. Autrefois réalisées sur des feuilles de format A4, ces figures abstraites prennent aujourd’hui un tout autre sens grâce au changement d’échelle et à la mise en situation.
De plus, la fenêtre où sont appliquées les découpes donne sur la rue. Ainsi, un jeu de cache-cache s’installe entre ceux qui sont dehors et ceux qui sont dedans. La perception de l’extérieur/intérieur est brouillée par le labyrinthe des papiers.
La dégradation progressive de l’installation renvoie à celle que le corps subit à travers la maladie, de même que sa forme principale qui s’étend hors cadre, comme une épidémie.
Le Cauchemar, 2008
Suspension de papiers découpés, environ 270 cm de hauteur
Installation qui reprend le principe des attrapes-rêves amérindiens.
La « toile » créée par l’enchevêtrement des découpes permet de saisir au passage toutes sortes d’idées et de pensée.
Processus qui rappelle celui des araignées tissant des pièges pour mieux capturer leur proie.